Retour d’expérience du groupe GERFLOR

Claude BONY nous parle de leur politique RSE et des projets de solarisation des surfaces de stationnement menés sur plusieurs sites pour décarboner leur activité.
Quelles ont été les motivations pour vous engager dans la solarisation de vos surfaces de stationnement ?
Dans le cadre de sa politique de développement durable, Gerflor met en œuvre un programme d’électrification de ses process et de développement d’un mix énergétique d’origine renouvelable.
Concernant le mix d’origine renouvelable, Gerflor souhaitait utiliser différents outils, dont l’installation de centrales photovoltaïques sur ses sites, en autoconsommation directe ou collective, notamment pour les sites à plus forte consommation d’électricité.
Les emplacements présélectionnées étaient variés : ombrières parking, zones de stockage, mais également en toiture ou encore au sol.
L’objectif inscrit dans notre cahier des charges initial de 2023 était d’atteindre 30 % (hors électricité achetée) de la part d’énergie renouvelable à horizon 2026 et 100% à terme. Dans notre rapport RSE de 2025, le groupe précise également « Augmenter la part d’énergie renouvelable et décarbonée pour atteindre 50% en 2025 … »(le périmètre étant l’ensemble des sites du groupe France et étranger).
Pourquoi vous avez privilégié l’autoconsommation à la vente en totalité ?
Nous sommes de gros consommateurs en électricité. En transformant nos process de chauffe alimentés principalement par du gaz par des process alimentés à l’électricité, certains sites consommeront encore plus demain. Ces sites ont la capacité d’autoconsommer, sans même la nécessité de réinjecter du surplus sur le réseau Enedis.

Pouvez-vous nous expliquer comment vous vous êtes orienté vers le tiers investissement ?
Gerflor souhaite réserver sa capacité d’investissement notamment pour ses moyens de production. La solution tiers-investissement permet d’atteindre les objectifs d’un mix énergétique d’origine renouvelable sans impacter nos CAPEX.
Aujourd’hui, quels sont vos premiers constats ?
Même si l’autoconsommation réduit la dépendance d’un projet photovoltaïque aux fluctuations du marché de l’électricité, un industriel comme Gerflor ne peut considérer un projet de tiers investissement intéressant que si le prix de l’électricité proposée par le développeur reste cohérent avec le prix du marché.
Le tiers investisseur doit proposer un prix compétitif, faute de quoi le projet perd son attractivité, malgré les bénéfices environnementaux et la stabilisation partielle des coûts.